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La parole de Yahvé me fut adressée en ce termes : Avant
même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant
même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré; comme
prophète des nations, je t’ai établi. Et je dis: « Ah! Seigneur
Yahvé, vraiment, je ne sais pas parler, car je suis un enfant! »
Mais Yahvé répondit: Ne dis pas : « je suis un enfant! » car vers
tous ceux à qui je t’enverrai, tu iras, et tout ce que je
t’ordonnerai, tu le diras. N’aie aucune crainte en leur
présence car je suis avec toi pour te délivrer, oracle de
Yahvé.
Quand j’étais au secondaire, j’avais un ami intime, Michel Bolongo. Cet ami était membre
d’un groupe des jeunes de notre diocèse. Ce groupe, s’appelle : Bilenge ya Mwinda qui veut dire: Les jeunes de la Lumière. Un jour, cet ami m’avait invité à participer à leur groupe. Quand j’ai
répondu à son invitation, j'étais heureux de voir ce qui se passait dans ce groupe, et ce même jour
j’ai décidé de devenir moi aussi, membre de ce groupe. C’est en entrant dans ce groupe des jeunes
de la lumière, que j’ai senti en moi le désir de servir Dieu dans la vie religieuse. Tout en cheminant
dans mes études et dans ce groupe, je me demandais : comment dois-je procéder et à qui dois-je
m’informer pour m’orienter dans ce genre de vie?

Un certain dimanche, comme tout bon chrétien, j’étais allé à la messe. À la fin de la messe,
le curé donnait les annonces de la paroisse. Dans la première annonce, le curé demandait aux jeunes
garçons et filles qui désiraient entrer au couvent d’aller se faire inscrire. Après la messe, je suis allé
voir le curé pour lui exprimer mon désir d’entrer au couvent. Il était content de mon désir.
Directement, il m’a accompagné chez la soeur Joséphine Nzila, chargée des vocations dans notre
diocèse, pour me faire inscrire. Après mon inscription, la soeur m’a donné le programme des
rencontres. À la première rencontre, la soeur m’a demandé ce que je voulais devenir. Je lui ai dit :
mon souci est que je devienne religieux. Personnellement, je me demandais dans quelle communauté
entrer? Mais, comme la soeur connaissait déjà les Prémontrés, elle m’a demandé si je serais d’accord
d’aller chez eux. J’ai dit oui à la soeur. À partir de ce jour là, la soeur m’a mis en contact avec les
Prémontrés du Prieuré Notre Dame de l’Assomption de Kinshasa. À ces derniers, sans tarder j’ai
envoyé m’a lettre de demande. Quelques temps après, ils m’ont répondu et m’ont donné les
directives à suivre. À la fin des mes études secondaires, mon père a parlé à toute la famille de mon
désir d’entrer au couvent. Deux jours après, le 12 octobre 2004, je suis allé chez les Prémontrés.
En entrant chez les Prémontrés du Prieuré Notre-Dame de l’Assomption de Kinshasa, je
n’imaginais pas qu’un jour je serais au Canada, pour achever ma formation. Mythe ou réalité,
aujourd’hui je suis au Québec, au Prieuré St-Joseph à St-Constant, où je fais mes études théologiques
au Grand-Séminaire de Montréal pour achever ma formation religieuse. Par là je comprends que rien
n’est impossible à Dieu.
Frère Vincent Belandepame, O.praem
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